L’hygiène, ou la DDPP, débarque au café

Un matin une petite dame est rentrée dans le café. C’était un peu le bordel, je revenais d’une virée chez Métro (où je m’approvisionne pour tout ce qui est produits de base – lait, beurre, farine, sucre, serviettes, sopalin, schokobons et autres choses passionnantes). On n’avait clairement pas fini de ranger, puisqu’on ouvre à 12h et qu’il était 10h.

Elle commence par nous expliquer qu’elle est là parce qu’elle n’a jamais reçu notre déclaration de conformité. Moi, pensant avoir à faire à l’agence pour l’accessibilité des handicapés, lui dit que « sisi les papiers ont bien été envoyés nous sommes en règle ». Puis je m’arrête, prise d’un doute soudain « Heu. C’est bien pour l’accessibilité ? » et elle de répondre « ah non, moi c’est l’hygiène ! »

Deligne-hygiene-restaurant-alimentation.jpg

L’Hygiène. La DDPP : « Direction Départementale de la Protection des Populations ». Le grand méchant loup des restaurateurs. Celui qui fait peur, celui qui te ferme une adresse en deux coups de crayons pour un torchon qui sèche sur la machine à café. Celui que tu as envie d’appeler après avoir diné dans un restaurant un peu douteux. Celui qu’il faut appeler si vous faites une intoxication alimentaire ! Bref. L’Hygiène.

Il faut savoir une chose: quand vous reprenez un établissement qui fait de la restauration vous avez une formation obligatoire à l’hygiène qui dure deux jours. Deux journées pendant lesquelles on vous apprend que:

  • Les plans de travail ou les cuillères en bois ne sont pas autorisés dans un restaurant (vous noterez que tout est bois chez nous)
  • Que si vous avez une tomate abimée dans le cageot il faut jeter le cageot
    (bonjour le gâchis)
  • Qu’il faut contrôler les températures de tous les camions qui vous livrent
    (nous ne sommes même pas là quand ils passent)
  • Qu’il faut se laver les mains entre chaque œuf que l’on casse dans un saladier
    (et prendre 1h pour faire une omelette)

hygiene-restaurant-oeufs.jpg

Et j’en passe plein. Donc déjà au moins sur ces 4 points, on n’est pas bon. Un léger vent de panique souffle quand je me retourne vers Marie, avec tout notre bazar autour, alors que la petite dame revêt sa blouse blanche d’inspectrice.

Au final plus de peur que de mal: un couvercle de poubelle cassé à changer, un vestiaire à installer, les températures à relever rigoureusement… Mais rien de bien méchant. Elle nous confie qu’on est le resto le plus propre de la matinée et qu’elle a fermé les deux précédents. On rit un peu, on la charme avec une part de clafouti de Marie et on repart bonnes copines.

Elle est quand même revenue 3 mois après pour voir si on avait bien suivi ses prescriptions 😉

Visite-hygiene-restaurant-paris
Et c’était le cas !
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