Entreprendre dans la restauration : bilan

Un an après la reprise du café, où en suis-je ? 

Le 8 février 2015 je signais les papiers pour reprendre l’Abreuvoir, aujourd’hui devenu le Café Fauve.

Nous sommes le 10 février 2016. Un an tout juste après avoir pris le train en marche, que faut-il retenir de tout ce qu’il s’est passé ?

Reprendre une entreprise qui se casse la gueule, disons-le, ce n’est pas simple.

Les six premiers mois ont été très difficiles: avec mes deux complices on a voulu (re)lancer l’activité de l’établissement les midis. Le bar à vins devenait à la fois restaurant, café, salon de thé, bar… On arrivait à 9h, on rentrait chez nous à 2h30/3h du matin, on s’effondrait dans nos lits.

On a découvert l’univers de Métro – où on ne pousse pas son chariot, on le tire – la gestion des stocks au quotidien (« Tu crois que ça fait quoi 5 kilos de salade ? » « Ça fait beaucoup non 12 kilos de farine ?).

Il faut savoir que moi je viens du monde des ventes aux enchères. Mes deux amies viennent de l’audiovisuel et du monde muséal. Autant dire que nous « gestion, compta, réglementation, normes » etc, on ne connaissait pas.

On s’est lancées à corps perdu dans cette entreprise, sans n’y connaître rien, avec seulement du bon sens et beaucoup de volonté.

On s’est relayées pour les siestes sur nos moelleux fauteuils rouges quand les aprés-midi étaient trop longues. On a désespéré de ne voir aucun client venir goûter notre cuisine les midis pendants des jours. Il a fallu que le moral tienne, et qu’on soit trois pour ça.

brunch-cafe-fauve-paris-petit

Et puis l’été est arrivé. Le temps de la grande pause. J’ai pu souffler, faire le point et réfléchir à ce qu’il fallait développer, changer.

Car dites-le vous bien : quand vous vous lancez après vous n’avez plus le temps de réfléchir.

En septembre je suis venue rouvrir le café, mais seule.

Les filles étaient reparties chacunes dans leurs corps de métier respectifs. Je ne les remercierai jamais assez pour toute l’aide qu’elles ont pu m’apporter dans ce pari fou.  Ça n’aurait pas été possible sans elles.

Maintenant j’assure tout toute seule. Je me verse un salaire depuis novembre, ce qui me rend assez fière vue la situation de départ, et je viens de signer un contrat d’embauche pour prendre quelqu’un à partir de mars.

Première embauche, youhou, la consécration !

Car malgré tout ce qu’on essaie de vous faire croire, si les patrons ont deux objectifs dans leur vie c’est :

– Que leur boîte marche

– Qu’on puisse embaucher des gens

Et non pas « comment faire pour virer quelqu’un facilement, sans problème, et m’en mettre plein les poches ».

Enfin bref. Ça fait un an, ça va, et ça va continuer comme ça !

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